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Que faire à Courchevel hors ski (et l’été)
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Guides destination·9 août 2026·Par Mani Martini

Que faire à Courchevel hors ski (et l’été)

Le non-skieur de l’hiver et la station verte de l’été : ce que j’organise à Courchevel quand les skis restent au chalet.

Dans presque chaque groupe que j’accueille à Courchevel, il y a quelqu’un qui ne skie pas. Un parent qui a arrêté, un adolescent qui boude, ou un genou qui s’est rappelé au bon souvenir de son propriétaire le deuxième jour. Et à chaque fois, la même inquiétude : « qu’est-ce que je vais faire de mes journées ? » C’est une excellente question, et la réponse est plus riche qu’on ne l’imagine, y compris l’été, une saison dont personne ne parle et qui est peut-être ma préférée ici.

L’hiver, quand on ne skie pas

Commençons par le secret le mieux gardé de la station, celui que je donne en premier et auquel personne ne pense : les télécabines acceptent les piétons. Vous n’avez besoin d’aucun ski pour monter déjeuner en altitude, vous asseoir au soleil face aux Trois Vallées et redescendre en fin d’après-midi. Vos proches vous retrouvent là-haut à midi, et votre journée ressemble enfin à des vacances plutôt qu’à une attente au chalet.

  • Aquamotion, le grand centre aquatique de la station, à Courchevel Village : bassins, vagues, espace bien-être. Redoutable les jours de mauvais temps, et le seul endroit où j’ai vu des adolescents renoncer d’eux-mêmes à leur téléphone.
  • Le spa, c’est là que Courchevel excelle vraiment. Soins au chalet ou dans les palaces, à réserver en amont : les créneaux de fin de journée partent en premier.
  • Chiens de traîneau et motoneige, deux classiques qui fonctionnent à tous les âges. La motoneige se pratique une fois les pistes fermées ; les places sont très limitées, on réserve avant d’arriver.
  • Raquettes avec un accompagnateur, la vraie découverte pour qui n’a jamais quitté les pistes damées. Deux heures, du silence, et une forêt que les skieurs ne voient jamais.
  • Parapente biplace et vol panoramique depuis l’altiport, pour voir le domaine autrement. Tributaires de la météo : je garde toujours une alternative sous le coude.

Et puis il y a le programme que personne n’assume mais que tout le monde apprécie : une matinée sans réveil, un déjeuner qui dure, une heure de boutiques à 1850 et un massage à seize heures. Je l’organise plus souvent que l’héliski, et je n’ai encore jamais reçu de plainte.

L’été, la station que personne ne connaît

L’été, Courchevel change complètement de visage, et de tarif. La montagne est verte, les alpages sont ouverts, les chalets qu’on s’arrache en février deviennent d’un coup accessibles, et l’on croise trois personnes sur un sentier là où l’on faisait la queue à une télécabine. Pour une famille, c’est l’une des plus belles semaines de montagne qu’on puisse s’offrir en France.

  • La randonnée, c’est le cœur de l’été. Le lac de la Rosière pour une sortie facile en famille, le Petit Mont-Blanc pour une vraie journée, et une multitude de boucles depuis les alpages. Un accompagnateur change tout : il choisit l’itinéraire selon votre rythme et vous montre ce que vous auriez traversé sans le voir.
  • Le vélo de route : le col de la Loze, devenu une montée mythique du Tour de France, se grimpe depuis la station. Si vous roulez, c’est à lui seul une raison de venir. Je fais monter vos vélos ou je les loue sur place.
  • Le VTT et le bike park, pour les adolescents qui trouvent la randonnée « lente ». Descentes encadrées, matériel fourni.
  • Le golf, le parcours 9 trous du côté de l’altiport, à plus de 1 800 mètres d’altitude. La balle vole plus loin, et l’excuse est excellente.
  • Aquamotion, encore, ouvert l’été aussi, et très utile un jour d’orage.

Ce qu’il faut savoir avant de venir l’été

Un avertissement honnête, parce que c’est là que je rattrape le plus de déceptions : l’été, à Courchevel, le problème n’est jamais la disponibilité, c’est l’ouverture.

  • La saison d’été est courte : l’essentiel des remontées et des commerces tourne grosso modo de début juillet à fin août. En dehors de cette fenêtre, la montagne est magnifique et la station est endormie.
  • Les travaux, et c’est le point que personne ne mentionne jamais : l’été, Courchevel est un immense chantier. C’est la seule fenêtre de l’année pour rénover les chalets, refaire les remontées, reprendre les routes et préparer la saison d’hiver. Selon l’endroit où vous logez, vous aurez des engins et du bruit à proximité, c’est le prix d’une station impeccable en décembre. Je vérifie ce qui est en travaux autour de votre chalet avant de vous le proposer.
  • La plupart des palaces ne rouvrent qu’en décembre. L’été, on loue un chalet, c’est de toute façon la meilleure formule pour une famille.
  • Les restaurants ouverts changent d’une année sur l’autre. Je vérifie systématiquement ce qui tourne réellement à vos dates avant de confirmer quoi que ce soit ; c’est le genre de détail qui gâche une soirée.
  • La météo de montagne : les orages arrivent en fin d’après-midi. On part tôt, on rentre déjeuner, et on garde l’après-midi pour la piscine.
Mon conseil, hiver comme été : dites-moi qui ne skie pas, ou ce que vous voulez faire de vos journées, avant que je bloque quoi que ce soit. Une semaine à Courchevel se construit autour des gens, pas autour du domaine skiable.

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