Tables étoilées, plages, Rocher au petit matin et secrets d’initiés : mon guide pour un week-end de luxe à Monaco, où le détail compte plus qu’ailleurs.
Monaco tient sur deux kilomètres carrés, ce qui devrait en faire une destination simple. C’est tout l’inverse : c’est probablement l’endroit de la Riviera où le détail compte le plus, parce que tout y est concentré, codifié et très observé.
On ne va pas à Monaco pour se perdre. On y va pour bien faire les choses. Voici comment je les fais faire.
I. Tables & adresses
- Le grand soir : Le Louis XV – Alain Ducasse, Les Ambassadeurs by Christophe Cussac, L’Abysse et Pavyllon de Yannick Alléno, Blue Bay et Elsa de Marcel Ravin. Monaco a la plus forte densité de très grandes tables au kilomètre carré d’Europe, et ce n’est pas une formule commerciale : c’est arithmétique.
- Les valeurs sûres, midi et soir : La Table d’Antonio Salvatore au Rampoldi, Yoshi, COYA Monte-Carlo, Amazónico Monte-Carlo, Sass’ Café. Ce sont mes réservations les plus fréquentes, et celles qui ne déçoivent jamais un premier séjour.
- Les pieds dans l’eau : Le Deck, La Rose des Vents, La Note Bleue, Neptune Monaco Beach, Nikki Beach Monte Carlo, Maona Monte-Carlo, et La Vigie Zanoni pour la vue.
- La nuit : Jimmy’z Monte-Carlo, l’institution absolue ; Buddha-Bar Monte-Carlo, Twiga, Selva et le Club Amazónico, La Rascasse ; et l’Amber Lounge pendant le Grand Prix, qui est une catégorie à part.
II. Expériences signature
- Le Rocher au petit matin : la vieille ville, les ruelles, la relève de la garde, avant l’arrivée des groupes. Après onze heures, ce n’est plus du tout la même expérience, et je le dis à chaque client.
- Le Jardin Exotique et les hauteurs, pour comprendre la géographie verticale de la principauté, et parce que la vue justifie largement la montée.
- Une sortie en mer : Monaco se regarde le mieux depuis l’eau, et l’on est à quelques milles de Saint-Jean-Cap-Ferrat et d’Èze-sur-Mer. Une demi-journée suffit à changer complètement la perception de la ville.
- Le spa et la thalasso, c’est l’un des vrais points forts de Monaco, et l’un des rares endroits où l’on peut passer une matinée entière sans penser à rien.
- L’opéra, un ballet, un concert, la saison culturelle monégasque est nettement au-dessus de ce que la taille de la principauté laisse imaginer. C’est la suggestion que mes clients accueillent avec le plus de scepticisme et dont ils me remercient le plus.
III. Secrets d’initiés
- Monaco est verticale. Ce qui paraît à cent mètres sur un plan peut se trouver quarante mètres plus haut. Des ascenseurs publics relient les niveaux et changent complètement la vie, personne ne les utilise lors du premier séjour, tout le monde les utilise au second.
- Le code vestimentaire est réel dans les établissements du soir, et il est appliqué. Ce n’est pas la Riviera décontractée : à Monaco, on s’habille, et l’on ne discute pas à la porte.
- Se garer est possible (la principauté est truffée de parkings publics) mais circuler aux heures de sortie de bureau est pénible. Un chauffeur reste plus simple, et vous évite le seul vrai désagrément de la ville.
- Les meilleures tables se réservent des semaines à l’avance, et bien davantage pendant les grands événements. Le Grand Prix change complètement les règles : j’en ai fait un article séparé.
- Beaucoup de mes clients logent à Monaco et dînent à l’extérieur. Saint-Jean-Cap-Ferrat, Èze et Roquebrune sont à quinze ou vingt minutes et offrent une respiration que la principauté, par construction, ne peut pas donner.
Quand venir
Le printemps et l’automne sont de loin les meilleures périodes : la lumière est belle, la chaleur reste supportable dans une ville minérale, et l’on obtient les tables. L’été est chaud et dense. Mai appartient au Grand Prix, qui est une semaine à part et se prépare comme telle. Et en hiver, la principauté a un calme qu’assez peu de gens connaissent, c’est ma saison confidentielle.













