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Beach clubs de Monaco : la principauté au bord de l’eau
Journal
Adresses confidentielles·11 août 2026·Par Waël Yattar

Beach clubs de Monaco : la principauté au bord de l’eau

Monaco a peu de plages, et c’est précisément ce qui rend les bonnes adresses intéressantes. Celles de la principauté, celles juste à côté, et laquelle je choisis selon la journée.

Monaco n’est pas une destination balnéaire, et il faut le dire d’emblée. Deux kilomètres carrés de rocher, un littoral court, et une plage principale artificielle. Si vous venez pour le sable, vous vous êtes trompé de ville : Pampelonne est à deux heures de route.

Mais c’est justement la rareté qui fait l’intérêt. Les quelques adresses au bord de l’eau de la principauté et de ses abords immédiats sont soignées, faciles d’accès, et offrent quelque chose que les grandes plages n’ont pas : on y déjeune les pieds dans l’eau à dix minutes d’un dîner étoilé.

Dans la principauté

  • Le Deck, la valeur sûre du déjeuner au bord de l’eau, dans un registre élégant et sans esbroufe. C’est celui que je réserve quand on me demande « quelque chose de bien, à midi, sans complication ».
  • La Note Bleue : plus décontractée, sur la plage du Larvotto, avec cette atmosphère de guinguette chic qui plaît beaucoup aux familles.
  • Neptune Monaco Beach et Maona Monte-Carlo : deux registres balnéaires différents, l’un plus posé, l’autre plus animé selon l’heure.
  • Nikki Beach Monte Carlo, l’adresse franchement festive, avec la mécanique habituelle de la marque : le déjeuner qui monte crescendo vers un après-midi dansant.
  • La Rose des Vents et La Vigie Zanoni, pour la vue, qui est ici l’argument principal.

Juste à côté, et souvent mieux

Mon conseil le moins attendu : les plus belles adresses balnéaires du secteur ne sont pas tout à fait à Monaco. Le Monte-Carlo Beach, techniquement à Roquebrune-Cap-Martin en France, offre une piscine olympique d’eau de mer face au large et un décor qui n’a pas bougé depuis les années trente. C’est à dix minutes du Casino et c’est un autre monde.

En allant vers l’ouest, Saint-Jean-Cap-Ferrat et Èze-sur-Mer ouvrent sur des criques et des établissements que la plupart des visiteurs de Monaco ne voient jamais. Quinze à vingt minutes de voiture, et l’on quitte complètement l’univers minéral de la principauté.

Comment je choisis

  • Le vent. La côte monégasque est exposée à l’est ; un coup d’est rend certaines terrasses désagréables et n’affecte pas du tout les autres. Je vérifie la veille et je bascule si nécessaire.
  • L’heure. Comme partout sur la Riviera, le premier service à 12h30 est calme et le second, à partir de 15h30, nettement plus animé dans les adresses festives.
  • Les transats se demandent séparément du déjeuner, et le rang se négocie à la réservation. C’est vrai à Monaco comme à Cannes.
  • L’accès. Certaines adresses supposent de descendre, donc de remonter. Dans une ville verticale, avec des enfants ou par 32 degrés, cela se pense avant.
  • La saison. En mai, pendant le Grand Prix, une partie du bord de mer est privatisée ou inaccessible. Il faut le savoir avant de promettre un déjeuner les pieds dans l’eau.
Ce que je dis à mes clients qui veulent une vraie journée de plage : gardez Monaco pour le déjeuner et l’élégance, et prenez un bateau pour la baignade. Une demi-journée en mer vers le Cap-Ferrat vous donnera l’eau et les criques que la principauté, par construction, ne peut pas offrir.

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