La montée des marches, les dîners de magazines, les fêtes que personne n’annonce : ce que je peux réellement obtenir pendant le Festival, et comment s’y prendre.
Le Festival (du 11 au 22 mai 2027 pour sa 80ᵉ édition) ce sont douze jours pendant lesquels Cannes double de population et où tout le monde cherche exactement la même chose : entrer. Entrer dans une salle, entrer dans un dîner, entrer dans une villa sur les hauteurs. Le reste (l’hôtel, la table, la voiture) n’est que de la logistique, et c’est franchement la partie facile. Je vais donc vous parler de la partie difficile.
La montée des marches
C’est l’image du Festival, et c’est ce qu’on me demande le plus. Soyons précis : la montée des marches se fait sur invitation, uniquement. Il n’y a pas de billetterie, pas de guichet, pas de tarif affiché.
Cela dit, les invitations circulent. Certains détenteurs revendent leur place, et c’est exactement là que nous intervenons : nous savons à qui nous adresser, et nous en trouvons sans difficulté particulière. Le prix, lui, varie selon le film, une première très attendue et une projection de milieu de festival ne se situent pas au même niveau. Je vous donne le chiffre au cas par cas, une fois la sélection connue et les dates arrêtées.
Un mot que personne ne pense à dire : la tenue est une condition d’entrée, pas une suggestion. Smoking et robe longue le soir. J’ai déjà vu refuser quelqu’un à trois mètres du tapis parce qu’il avait voulu tester les limites, ce n’est ni le lieu ni le moment.
Les soirées, c’est là que se joue le Festival
Le Festival est autant connu pour ses marches que pour ses soirées ultra-privées, et c’est de très loin ce qu’on me réclame le plus. Il y a plusieurs cercles, et ils ne s’ouvrent pas de la même façon.
- Les dîners et rassemblements de médias, les soirées type Forbes, Vanity Fair et leurs équivalents. Très courues, très photographiées, et un excellent point d’entrée si vous venez aussi pour rencontrer du monde. Ce sont les accès que j’obtiens le plus régulièrement.
- Les soirées de maisons et de marques, sur une plage privatisée, un rooftop ou un yacht. Le niveau varie énormément d’une année à l’autre ; je vous dis honnêtement lesquelles valent votre soirée et lesquelles ne la valent pas.
- Les fêtes privées dans les villas des hauteurs, le cercle le plus fermé, celui que de grandes figures d’Hollywood donnent chaque année chez elles. Rien n’est annoncé, rien n’est public, tout se joue sur les relations. C’est précisément le type d’accès pour lequel on m’appelle.
Je ne vous promettrai jamais une soirée précise des mois à l’avance, et méfiez-vous de qui le fait : ces listes se ferment et se rouvrent à quarante-huit heures. Ce que je peux vous dire dès le premier échange, c’est où j’ai des entrées, ce qui est réaliste selon votre groupe, et à quel moment il faudra décider vite.
Se loger, se déplacer, dîner
La partie logistique, donc la partie qui se règle, à condition de s’y prendre tôt.
- L’hôtel, les palaces de la Croisette se remplissent des mois à l’avance et imposent des minimums de nuits. Réservé tôt, c’est cher mais cohérent ; réservé tard, ce n’est plus raisonnable.
- La villa, la meilleure formule dès qu’on est un groupe, et la seule si vous comptez recevoir. Sur les hauteurs de Cannes, à Super Cannes ou vers Mougins, on gagne en calme ce que l’on perd en minutes de voiture.
- Le chauffeur, indispensable. La Croisette est saturée, les abords du Palais sont filtrés et se garer relève du sport de combat. On vous dépose, on vient vous rechercher, vous ne pensez à rien.
- Les tables, les bonnes adresses de Cannes sont prises d’assaut pendant douze jours. Je réserve les dîners de mes clients en même temps que leur logement, jamais après.
Mon conseil si c’est votre premier Festival
Ne cherchez pas à tout faire. Les gens qui repartent déçus sont invariablement ceux qui ont voulu enchaîner une montée des marches, trois soirées et deux déjeuners par jour : ils ont passé leur Festival dans une voiture.
Choisissez deux moments forts (un tapis et une soirée, par exemple) et laissez le reste respirer. Un déjeuner aux Lérins, une matinée en mer, un dîner tranquille loin de la Croisette. Le Festival est infiniment plus agréable quand on ne le subit pas, et mes clients les plus fidèles ont tous fini par adopter ce rythme-là.













